17/06/2024
ACTUALITENATIONAL

Le Fond spécial pour la promotion des exportations relancé

Un nouvel acquis pour les exportateurs

Parmi les mesures phare introduites dans la loi de finances (LF2024) figure la réactivation du Fond Spécial pour la Promotion des Exportations (FSPE). C’est une décision courageuse prise par le président de la République, dira le ministre du Commerce, Tayeb Zitouni, pour la promotion davantage des exportations hors hydrocarbures.

 S’exprimant à l’ouverture d’une journée d’information sur la LF 2024 organisée par la Chambre algérienne du Commerce et d’Industrie (CACI), le ministre a affirmé que le retour de son Fond est considéré comme étant un appui en plus pour accompagner les exportateurs dans la conquête des parts sur le marché à l’international surtout en Afrique.  

Le chargé de la gestion de la CACI, Hocine Zaoui a déclaré à la presse que le FSPE est un mécanisme préconisé par les pouvoirs publics pour la promotion de l’acte de l’exportation. «Le FSPE peut couvrir et aider l’exportateur à prendre en charge une partie des frais du transport, de manifestations et foires à l’étranger et aussi pour l’acquisition des études et de la prospection aux marchés internationaux. Les exportateurs sont invités à exploiter ce Fond»    

À travers cette mesure, le gouvernement affiche sa volonté et détermination pour la promotion des exportations hors hydrocarbures et d’atteindre les objectifs fixés par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il est à rappeler que la stratégie du gouvernement avec les opérateurs vise l’exportation de 30 milliards de dollars de produits hors hydrocarbures à partir de 2029 et 2030. La concrétisation de ce chiffre nécessite un grand travail en amont et aval. Des investissements importants sont d’ailleurs prévus dans les domaines de la production et logistique. À cela, il y a nécessité de lancer une vaste campagne de marketing à l’international afin de faire connaître le produit «made in algeria». Des aspects qui sont pris en charge dans la feuille de route tracée par le chef de l’Etat, qui avait ordonné de prendre les mesures adéquates pour la promotion des exportations hors hydrocarbures vers le continent africain.

Pour le ministre du Commerce, « l’heure maintenant est à la concrétisation et traduction des mesures historiques de la LF 2024 sur le terrain et l’amélioration de l’accès des marchés à l’étranger». Au passage, Zitouni a rappelé que son département a mis en place une plateforme d’écoute pour les exportateurs et à la création de Conseils d’affaires ainsi que participer activement à des foires et manifestations à l’étranger.

Le ministre a fait savoir que deux foires permanentes sont ouverture respectivement à Nouakchott (Mauritanie) et Dakar (Sénégal), en annonçant qu’une autre sera ouverte dans les prochains jours en Côte d’Ivoire. En somme, à travers ces démarches visant à prendre en charge les doléances des exportateurs  et maintenir la dynamique des exportations hors hydrocarbures, en courbe ascendante depuis 2021.

Le ministre du Commerce a appelé les opérateurs économiques à participer au dynamisme économique que connaît notre pays, grâce à l’accès aux marchés internationaux, «à la participation et à la promotion de tous nos produits. En plus de participer à des expositions permanentes sur le continent africain».

Il a appelé les hommes d’affaires et les dirigeants des entreprises économiques à s’engager fortement au sein de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie, afin que les efforts puissent être combinés pour servir les intérêts communs de notre pays.

Concernant la LF 24, le ministre l’a qualifié d’historique, du fait que le budget de l’Etat avoisine les 15292 milliards de DA, soit l’équivalent de plus de 100 milliards de dollars. « Nous devons travailler en synergie afin de traduire cette LF sur le terrain. La LF24 est considéré comme étant un pacte social et économique», conclut-il.

Pour sa part le ministre des Finances, Laazi Faid, a affirmé que l’année 2024 sera une année pour poursuivre la réforme budgétaire et financière pour établir les principes de transparence, et ce sera également une année pour renforcer la relance économique.

Il a déclaré que «cet exercice représente une nouvelle étape dans la consécration des principes actuels d’une gouvernance idéale, entrée en vigueur pour la deuxième année consécutive les dispositions de la loi organique 15/18 relative aux lois financières. Le ministre a ajouté que la situation actuelle est caractérisée par le fait que la commande publique est le principal moteur du développement. Fayed a révélé qu’en tant que haut responsable du secteur financier, il attend avec impatience le jour où les lois financières seront moins centrales dans la vie économique.

Expliquant qu’il ne s’agit pas d’une diminution de sa valeur économique, mais plutôt d’une aspiration aux réformes économiques pour arriver à la maturité. Ce qui se traduira inévitablement par un renforcement du secteur économique comme moteur de la croissance et par un renforcement des institutions économiques qui occuperont la place qui leur revient en tant que moteurs et soutiens de l’activité économique.

Par Zahir R.

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