17/06/2024
ACTUALITEENERGIE

Le Sommet du GEFC s’ouvre au CIC: L’Algérie capitale du gaz

C’est aujourd’hui que s’ouvre à Alger le 7e Sommet du Forum des chefs d’Etat et de Gouvernement (GECF). Abrité par le Centre international de conférences Abdelatif-Rahal (CIC, Alger), ce Sommet, qui se tiendra du 29 février au 2 mars prochain, représente un moment charnière pour les pays membres du GECF et la communauté énergétique mondiale.

Au-delà des festivités qui sont prévues, ce sera l’occasion pour discuter sur des actions communes afin de stabiliser le marché gazier. En effet, les pouvoirs publics ont mobilisé d’importants moyens logistiques et organisationnels pour la réussite du 7ème sommet du GECF (29 février au 2 mars), affirmant la détermination de l’Algérie à réunir toutes les conditions de succès de ce rendez-vous énergétique mondial d’envergure.

Depuis la désignation de l’Algérie en tant que pays hôte de cet évènement, les autorités publiques s’étaient mobilisées en vue de mettre en place tous les moyens et les conditions nécessaires à la réussite de ce sommet, sous la supervision directe du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune qui a présidé des réunions consacrées aux préparatifs et donné des orientations pour assurer le succès de ce 7ème sommet, qui intervient dans un contexte mondial particulier.

Dans un message de bienvenue, publié sur le site électronique dédié au 7e Sommet, le président de la République avait souligné que «l’Algérie est déterminée à réunir toutes les conditions de succès de ce rendez-vous», tout en réaffirmant «l’importance de la coopération et de la solidarité dans le cadre de ce Forum». Pour le président de la République, «la session d’Alger se tient dans un contexte où le gaz naturel est de plus en plus sollicité en tant que source d’énergie cruciale pour le développement socioéconomique, étant l’une des principales sources d’énergie alternatives, propres et respectueuses de l’environnement».

Certains spécialistes soulignent par ailleurs, que la souveraineté des Etats sur leurs richesses naturelles sera au cœur des débats et pourrait dominer les concertations de ce sommet.

Ainsi donc, pour beaucoup cette réunion permettra de mettre l’accent sur le rôle important du gaz à l’avenir, étant une matière indispensable que l’on ne saurait remplacer par les énergies renouvelables (ENR).

L’importance du gaz est au même niveau que celle du pétrole dans le monde, car cette matière est indispensable et ne saurait être remplacée par les ENR. Et ce d’autant plus que la transition énergétique est surévaluée, eu égard à l’importance du gaz et de sa capacité considérable à produire de l’électricité par rapport aux ENR qui, elles, constituent des énergies intermittentes ne pouvant pas couvrir les besoins mondiaux.

A ce sujet, des économistes soulignent que c’est là qu’intervient le rôle de l’Algérie pour mettre en exergue l’importance de cette matière notamment à travers le GECF, outre sa démarche visant un consensus entre les Etats à même d’assurer l’organisation du marché du gaz et davantage de rentabilité aux pays producteurs et exportateurs de gaz.

A ce sujet, l’expert russe en énergie, Igor Yushkov, n’exclue pas des actions communes des pays participants afin de stabiliser le marché gazier. La sécurité énergétique, a affirmé que «le 7e sommet du GECF en Algérie servira de plateforme pour discuter des changements en cours sur le marché mondial du gaz, notamment la question du climat et des actions des pays occidentaux qui poussent activement pour la décarbonation et le développement des sources d’énergie renouvelable».

Dans ce contexte, l’expert russe a relevé les principaux points qui seront examinés lors du 7e sommet du GECF, assurant que les parties prenantes de ce forum devraient aborder la question de la demande mondiale de gaz dans les années à venir en raison de l’accélération de la politique de décarbonation, notamment de l’Union européenne, prônée déjà depuis quelques années.

Et en ce sens, le spécialiste en économie internationale, Dr Mohamed Achir a souligné que «les pays du GECF doivent travailler ensemble, doivent constituer une force et vont justement défendre leurs intérêts. Car le gaz est aujourd’hui menacé de la taxe carbone ainsi que des menaces qui pèsent sur les produits à base de gaz».

Et d’ajouter : «Les pays du GECF n’ont pas de choix que de travailler ensemble et dans la cohésion pour défendre leur souveraineté et s’imposer en puissance mondiale afin de déjouer cette volonté de continuer la colonisation de manière indirecte avec de nouveaux instruments qu’on appelle la néo-colonisation ou le néo-impérialisme». Il faut préciser que le Forum des pays exportateurs du gaz est une organisation à caractère consultatif, mais que cela n’écarte pas la possibilité que les pays du GECF peuvent à discuter à Alger de la possibilité d’actions communes sur les marchés du gaz afin de les stabiliser.

Par Réda Hadi

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