22/02/2024
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Pdg de la Sonatrach: «Nous sommes un fournisseur fiable pour l’UE et l’Italie»

L’Algérie est un fournisseur fiable pour l’UE et l’Italie.  Le Pdg du Groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, a réaffirmé, hier mardi, l’engagement de l’Algérie à approvisionner l’Italie en gaz. Il a soutenu, lors de la Conférence OMC-MED Energy qui se tient à Ravenna en Italie, que « l’Algérie s’est engagée à fournir du gaz à l’Italie via le groupe énergétique italien (Eni), mais des investissements sont nécessaires pour que la demande soit satisfaite».

Dans une déclaration, rapportée par l’agence Reuters,  Rachid Hachichi a souligné que «Eni est notre principal partenaire. Nous sommes un fournisseur fiable pour l’UE et l’Italie. Nous continuons d’investir efficacement pour soutenir la production et l’exploration. La sécurité et la diversification énergétiques sont des phases dans lesquelles Sonatrach s’engage fortement et continuellement. Nous travaillons sur plusieurs fronts (..). En Algérie par exemple, nous contribuons à la réduction des émissions de carbone».

Un avis partagé par le PDG d’ENI, Claudio descalzi, qui a indiqué qu’ « avec le ministre algérien de l’Energie, et le PDG de Sonatrach,  nous avons passé en revue toutes les activités, plus récemment aussi le captage du Co2 » ainsi que «  la surveillance satellitaire des fuites de méthane».

Une manière de battre en touche toute supposition de « problème d’approvisionnement ». D’autant, a-t-il relevé, que la crise du Moyen-Orient n’affecte « nullement notre relation avec l’Algérie», estimant que cela n’aura pas d’impact sur l’approvisionnement en gaz, mais plutôt sur les prix».

A cet égard, le PDG de Sonatarch a rappelé que « la production algérienne de gaz naturel atteint 100 milliards de mètres cubes par an dont 45 milliards de mètres cubes pour la consommation locale. Le reste étant réservé à l’exportation». Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab,  avait lancé un appel aux partenaires de l’Algérie pour accroitre les investissements dans le domaine gazier notamment.  S’exprimant lors de l’ouverture des travaux de la cinquième Journée Algéro-Allemande de l’Énergie, sous le thème « Les technologies d’avenir qui nous relient – Énergies renouvelables et Hydrogène vert», le ministre a rappelé que l’Algérie a investi énormément dans l’exploration et la production de pétrole et gaz, ainsi, dans le développement de l’infrastructure de base de cette industrie. Tout ces efforts, précise-t-il, vise à garantir la sécurité énergétique et participer également à répondre à la demande mondiale en plein progression.

Toutefois, les bouleversements géopolitiques actuels et l’adoption de politiques très ambitieuses dans le domaine de réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment par les pays du Vieux continent ont impacté négativement sur les marchés et les flux énergétiques. Les investissements mondiaux dans l’industrie du gaz et pétrole ont enregistré un net recul ces dernières années.  Cela affectera inévitablement la demande mondiale croissante d’énergie à l’avenir. Il est à noter que l’Algérie depuis le début de la guerre en Ukraine a affiché sa disponibilité pour l’augmentation des exportations vers les pays de l’UE, à condition que ces derniers investissent dans le développement de nouveaux gisements gaziers et participer à la concrétisation du programme national des EnR.

Synthèse S T/Agence

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