28/05/2024
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Signature de trois accords: Le partenariat étranger pour booster les mines

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a mis en avant la nécessité d’augmenter la valeur ajoutée du secteur des mines, ce qui permettra de réduire la facture des importations et de développer plusieurs filières industrielles. Et en cela, il a supervisé, la conclusion de trois (03) accords et contrats concernant des projets miniers et métallurgiques à Gara Djebilet (Tindouf), à Tala Hamza d’Oued Amizour (Bejaïa) et à Béchar, entre des compagnies nationales et des partenaires internationaux

S’exprimant lors de la célébration du 57e anniversaire de la création de la Société nationale de recherches et d’exploitations minières (Sonarem), tenue à Alger, Arkab a souligné que «Nous sommes tous conscients de ce que peut apporter le secteur des mines pour enrichir de nombreuses industries de transformation en matières minières, d’où l’impératif d’augmenter la valeur ajoutée de ce secteur vers un niveau beaucoup plus élevé».

En effet, l’exploitation des gisements soulagerait d’autant plus la facture des importations, que la création d’emplois. Et ce d’autant plus que ce secteur est un véritable « gisement » d’emplois.

Il s’agit en fait, dans le contexte actuel de réduire les importations et permettre à l’Etat d’économiser des millions de dollars et de générer des revenus à travers l’amélioration des différentes industries telles que le marbre, le Carbonate de calcuim, le Barytine, le feldspath, le kaolin, le zinc, et l’or.

Dans ce contexte, donc, et s’agissant de la conclusion de ces accords, on cite le contrat entre l’Entreprise nationale de fer et d’acier « Feraal » (filiale du groupe Sonarem) et la société chinoise « Sinosteel » concernant la construction d’une première unité de prétraitement de minerai de fer au niveau de la mine de Gara Djebilet, d’une capacité estimée à 4 millions de tonnes.

Le 2e accord concerne la création d’une joint-venture entre l’entreprise turque  » Tosyali » et « Feraal », en vue de la réalisation d’une unité de production de concentrés du minerai de fer dans la zone de Toumiat (Béchar), d’une capacité de production annuelle estimée à 1 million de tonnes.

Quant au 3e accord, il s’agit de la réalisation d’une mine souterraine au niveau du gisement de plomb et de zinc à Oued Amizour, d’une capacité annuelle estimée à 170.000 tonnes de zinc et à 30.000 tonnes de plomb, entre la joint-venture algéro-australienne « West Mediterranean Zinc » (WMZ) et la société chinoise Sinosteel.

Ces accords consacrent des partenariats fructueux dans le secteur des mines, dans le but de renforcer le rôle du secteur dans l’économie nationale à l’avenir. Cette célébration a donc été une opportunité pour le Ministre de souligner l’importance de la plus-value de ces projets.

A cette occasion, le P-dg du groupe industriel « Sonarem », Mohamed SakhrHarami, a mis en avant l’importance des projets miniers en cours de concrétisation, durant les dernières années en Algérie. Selon le même responsable, les prochaines années verront le développement de nouveaux projets miniers, à l’instar du gisement de Baryte de Béni Abbas et de manganèse de Béchar, ce qui permet, a t-il dit, de créer une nouvelle plus-value pour l’économie nationale, en vue d’atteindre à l’horizon 2030, un chiffre d’affaire de 5 milliards USD pour le groupe. Ces projets miniers, poursuit M. Harami, s’ajoutent au projet de la mine de Gara Djebilet qui permet de doter les usines nationales de sidérurgie en brut de fer et d’économiser environ 2 Mds USD, au gisement de zinc et de plomb de Bejaïa, ainsi qu’au projet de phosphate intégré à l’Est du pays, en vue de la transformation de 10 millions de tonnes de phosphate annuellement.

De son côté, la présidente du Comité de direction à l’Agence du service géologique de l’Algérie Karima Tafer-Bakir a évoqué le rôle pivot de cette instance créée en 2024 et qui repose essentiellement sur la collecte, l’étude et l’analyse des données biologiques en Algérie et sur le recensement des ressources minérales

D’ailleurs c’est dans cette optique, que la stratégie de l’Etat vise la relance du secteur des mines, et se fonde sur la révision du cadre législatif, l’élargissement de la base minière du pays à travers l’élaboration de programmes de recherche minière, outre le développement et la modération de l’élaboration des cartes des ressources minières et mise en œuvre de mégaprojets structurants et le développement du capital humain.

Concernant la révision du code minier, le ministre a affirmé que ce projet « capital » permettra « d’adapter les textes législatifs aux évolutions que connait le secteur minier et d’accroître son attractivité pour les investisseurs, tout en préservant les intérêts nationaux ».

Par Réda Hadi

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