Demande mondiale de pétrole: L’AIE relève ses prévisions pour 2026
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a revu légèrement à la hausse ses perspectives pour le marché pétrolier mondial en 2026. Dans son rapport mensuel publié vendredi, l’organisation estime désormais que la contraction de la demande mondiale atteindra un million de barils par jour (Mb/j), contre une prévision précédente de 1,1 Mb/j, portant la consommation moyenne à 103,5 millions de barils par jour sur l’année.
L’AIE souligne toutefois que les effets des conflits au Moyen-Orient continuent de peser sur le marché, même si la demande montre des signes de redressement après avoir atteint un point bas en mai dernier à 97,9 millions de barils par jour. Selon l’agence, le recul annuel de la demande devrait progressivement s’atténuer au fil des prochains mois, avant un retour à la croissance au quatrième trimestre, avec une hausse attendue de 1,2 million de barils par jour. Pour 2027, l’AIE table sur une progression plus soutenue de la consommation mondiale, estimée à près de 2 millions de barils par jour. L’agence précise néanmoins que le rythme de croissance resterait inférieur aux moyennes historiques.
Du côté de l’offre, le rapport prévoit une baisse de la production mondiale de 3,7 millions de barils par jour en moyenne en 2026, à 102,6 millions de barils par jour. En revanche, les approvisionnements pourraient rebondir de 7,5 millions de barils par jour en 2027, sous réserve d’un retour durable à la normale du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. L’AIE relève également un redressement des approvisionnements en juin, favorisé par la reprise partielle des flux pétroliers via le détroit d’Ormuz. La production mondiale a ainsi progressé de 4,1 millions de barils par jour pour atteindre 98,8 millions de barils quotidiens, tandis que les exportations des pays du Golfe ont augmenté de 6,5 millions de barils par jour, sans retrouver toutefois leurs niveaux d’avant le conflit.
L’agence met enfin en garde contre la fragilité de cet équilibre. Si un retour à un excédent d’offre est envisageable d’ici à la fin de l’année, il dépendra de la poursuite de la normalisation des exportations via le détroit d’Ormuz. À l’inverse, une reprise des tensions dans la région pourrait de nouveau perturber les marchés pétroliers mondiaux.
Par S. R.
