L’économie nationale retrouve son niveau d’avant covid-19
La consommation nationale en produits pétroliers retrouve son niveau d’avant pandémie covid-19. Au courant de 2023, la consommation a enregistré un bon positif de 3,5% par rapport à 2022. Une hausse qui s’expliquait par la relance de l’économie nationale et le retour à la normale de l’activité du transport notamment, a précisé, mercredi, Rachid Nadil, président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH).
Dans une déclaration à la radio «Chaîne I», Nadil a indiqué que 10,1 millions de tonnes de gasoil ont été consommées en 2023, en hausse de 6% par rapport à l’année précédente (9,7 millions de tonnes). Pour l’essence, une légère baisse a été enregistrée de 0,6% en 2023, en passant de 3,4 millions de tonnes en 2022 à 3,3 millions de tonnes, indique-t-il, en assurant qu’il n’y aura pas une révision des prix des carburants. Idem pour les autres carburants comme le kérosène, dont le niveau de la consommation a augmenté de 34% de 470 000 tonnes à 625 000 tonnes, soit le niveau d’avant pandémie. Dans le transport maritime, la consommation a augmenté aussi de 50%, en passant de 220 000 T en 2021 à 330 000 T en 2023. Pour les huiles, près de 100 000 tonnes ont été également consommées, affirme-t-in, en faisant savoir par contre que la consommation nationale en bitume a enregistré une baisse de 20%. Elle est passée de 620 000 tonnes en 2022 à 500 000 tonnes en 2023
Pour le GNLc, une augmentation de 12% a été enregistré en 2023, dont la consommation est passée de 1,550 million de tonnes en 2022 à 1,750 million de T. La consommation de carburant propre est en courbe ascendante. Son prix très compétitive fixé à 9 DA est dernière cette forte demande. Selon les chiffres avancés par le président ARH, plus d’un million de véhicules roulent en GPLc. Un nombre qui devrait augmenter dans les années à venir, notamment avec les mesures incitatives mises en place par le gouvernement. D’ailleurs, il est prévu la fabrication des kits pour le GPLc en Algérie. Naftal est en négociation avancée des un partenaire étranger pour la réalisation d’une usine ici en Algérie, avec l’ambition de répondre à la demande locale et de s’orienter résolument vers l’export. Sur un autre registre, l’intervenant a assuré qu’aucune augmentation ou révision à la hausse des prix du carburant n’est prévu et des efforts seront consentis dans le domaine de l’amélioration de la qualité de service. Ainsi, il a indiqué que l’augmentation de la demande qui devrait se poursuite en 2024 sera satisfaite par la production locale et grâce à la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud, dont les travaux de réalisation seront lancés incessamment et livrée en 2027, l’Algérie va non seulement satisfaire la demande nationale, mais se lancer dans l’exportation. Rachid Nadil a rappelé sur ce point que la politique du gouvernement est orientée vers la valorisation des richesses en Algérie et de réduire l’exportation du pétrole en brut. Des investissements importants ont été lancés par Sonatrach dans la pétrochimie avec ses partenaires, indique-t-il.
Par ailleurs, le président de l’ARH a, en outre, indiqué que la plateforme numérique réservée pour les projets d’investissement sera mise en service durant le premier trimestre 2024. Dans une première étape, elle sera ouverte pour les opérations de demandes d’investissement dans le domaine des stations services et la distribution des produits pétroliers. Quant à la seconde période, elle sera dédiée pour le lancement des opérations de réception de dossiers techniques et ceux d’études d’environnement. L’objectif principal de cette plateforme, selon Nadil, «est de simplifier et faciliter la gestion des licences d’investissement dans le domaine des hydrocarbures». Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus de l’ARH pour accompagner les investisseurs et simplifier les procédures liées aux licences. La nouvelle plateforme numérique vise à réduire considérablement les délais d’examen des dossiers de licence. «L’ARH s’engage à ramener ces délais à quelques jours seulement, accélérant ainsi le processus d’approbation pour les investisseurs nationaux et étrangers», avait-il précisé dans une déclaration à la presse, en soulignant que «la plateforme facilitera un lien direct avec les opérateurs économiques».
Par Sirine R