05/07/2026
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L’OPEP+ relève sa production en août: L’Algérie portera son quota à 1,001 million de barils/jour

Les sept pays de l’OPEP+ engagés dans les ajustements volontaires supplémentaires de leur production ont décidé d’accélérer le retour progressif de leurs volumes sur le marché mondial. Réunis hier par visioconférence, les ministres de l’Énergie de l’Arabie saoudite, de la Russie, de l’Irak, du Koweït, du Kazakhstan, de l’Algérie et d’Oman ont convenu d’augmenter collectivement leur production de 188.000 barils par jour à compter du mois d’août 2026, une décision qui traduit leur volonté de consolider la stabilité du marché pétrolier tout en accompagnant l’amélioration de la conjoncture internationale.

L’Algérie a pris part à cette réunion au plus haut niveau, aux côtés des six autres pays concernés par la mise en œuvre des ajustements volontaires supplémentaires décidés depuis 2023. Selon un communiqué du ministère de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, cette décision s’inscrit dans le cadre de la reprise graduelle des réductions volontaires annoncées en avril 2023, tout en maintenant une approche prudente permettant d’adapter rapidement les niveaux de production à l’évolution des conditions du marché.

Concrètement, cette augmentation collective se traduira pour l’Algérie par un relèvement de son objectif de production de 6.000 barils par jour, portant son quota à 1,001 million de barils quotidiens dès le mois d’août 2026.

Cette progression confirme la place du pays parmi les producteurs les plus disciplinés de l’alliance OPEP+, régulièrement salué pour son respect des engagements pris dans le cadre de la Déclaration de coopération.

Les sept pays ont souligné que cette augmentation ne constitue pas un changement de stratégie, mais plutôt une étape supplémentaire dans le démantèlement progressif des réductions volontaires de production mises en œuvre afin de soutenir les cours du pétrole durant les périodes de ralentissement économique et d’incertitude géopolitique. Les ajustements décidés en avril puis en novembre 2023 demeurent ainsi entièrement réversibles.

Dans leur communiqué final, les ministres ont réaffirmé leur engagement collectif en faveur de la stabilité du marché pétrolier international. Ils ont insisté sur la nécessité de conserver une totale flexibilité afin de pouvoir accélérer, suspendre ou inverser le rythme de rétablissement des volumes si les fondamentaux du marché venaient à se détériorer. Les pays participants ont également renouvelé leur attachement à la Déclaration de coopération de l’OPEP+ et confirmé la poursuite des réunions mensuelles destinées à évaluer l’évolution de la demande mondiale, le niveau de conformité des États membres à leurs quotas ainsi que les mécanismes de compensation des éventuels dépassements de production.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une amélioration progressive de la situation géopolitique au Moyen-Orient. Au cours des derniers mois, la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz, provoquée par les tensions régionales, avait fortement perturbé les exportations des producteurs du Golfe et contraint plusieurs pays à réduire temporairement leurs volumes de production.

Entre le premier trimestre 2026 et le mois de mai, la production cumulée de l’Arabie saoudite, de l’Irak et du Koweït avait ainsi diminué d’environ six millions de barils par jour, illustrant l’ampleur des perturbations subies par le marché mondial.

L’évolution récente de la situation diplomatique a toutefois changé les perspectives. La signature, le 17 juin dernier, d’un protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, ouvrant une période de négociations de soixante jours, a permis un retour progressif de la navigation dans le détroit d’Ormuz, principal corridor d’exportation des hydrocarbures du Golfe.

Les marchés pétroliers ont rapidement intégré cette amélioration. Les prix du brut sont revenus à des niveaux proches de ceux observés avant le conflit, tandis que les flux transitant par le détroit dépasseraient désormais les dix millions de barils par jour. Les analystes soulignent néanmoins que la reprise complète de la production nécessitera encore plusieurs semaines, une partie des exportations actuelles provenant toujours des stocks constitués durant la période de crise.

Selon Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank, le mois de juillet devrait marquer une amélioration graduelle de la production, avant une accélération plus nette en août, ce qui justifie le calendrier retenu par l’OPEP+.

En relevant progressivement leurs quotas tout en conservant une grande marge de manœuvre, les sept pays producteurs affichent leur volonté d’assurer un approvisionnement régulier des marchés sans provoquer de déséquilibre entre l’offre et la demande. Pour l’Algérie, cette hausse de production représente également un signal positif, susceptible de soutenir les recettes d’exportation tout en renforçant son rôle au sein de l’alliance OPEP+, dont la stratégie demeure fondée sur la concertation, la discipline et la réactivité face aux évolutions de l’économie mondiale.

Par Réda Hadi

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