Lutte contre les pénuries de médicaments: Note importante du ministère de l’Industrie pharmaceutique
Face aux risques persistants de tensions sur le marché national du médicament, le ministère de l’Industrie pharmaceutique renforce son dispositif de régulation. Dans une note adressée aux établissements pharmaceutiques de fabrication et d’importation, l’administration impose une mise à jour rigoureuse et anticipée des programmes prévisionnels, en insistant sur la nécessité d’une meilleure planification et d’un strict respect des délais.
Conformément à la note ministérielle n°203/DVS/MIP/2021 du 21 novembre 2021, le ministère rappelle aux directeurs techniques des établissements pharmaceutiques leur obligation de notifier toute modification apportée à leurs prévisions de production ou d’importation. Objectif : permettre à la Direction de la Pharmaco Économie de suivre en temps réel l’évolution des flux afin d’éviter tout déséquilibre susceptible de compromettre l’approvisionnement du marché. Le ministère insiste sur un point essentiel : toute modification des programmes doit être communiquée au moins trois mois à l’avance. Ce délai vise à anticiper les éventuelles perturbations logistiques et à assurer la continuité de la disponibilité des médicaments pour la population.
Pour encadrer cette démarche, le dépôt des actualisations se fait via la plateforme numérique ROAYA (https://stock.miph.gov.dz), tout en maintenant une exigence de dépôt papier signé, accompagné d’un CD-Rom contenant les données sous format Excel.Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation du circuit pharmaceutique national, dans un contexte où la demande en produits de santé ne cesse d’évoluer. Elle marque également la volonté des autorités de renforcer la transparence et la responsabilité des acteurs du secteur.Le ministère prévient : la stricte application de cette note est une priorité, car elle conditionne non seulement la bonne marche du système de santé, mais aussi la confiance des citoyens dans la capacité du pays à répondre à leurs besoins essentiels.
Par M. A.