21/02/2024
INTERNATIONAL

Plafond de la dette américaine: Biden refuse de négocier avec l’opposition

Alors que le Congrès américain doit approuver un relèvement du plafond de la dette, Joe Biden a fait savoir qu’il ne « négociera pas » avec les républicains sur cette procédure. Pour le président américain, c’est une « obligation constitutionnelle ». Elle doit être réalisée sans débat. De son côté, l’opposition conditionne son accord à une coupe drastique des dépenses fédérales. Si aucun accord n’est trouvé entre les deux partis, les États-Unis pourraient se retrouver pour la première fois en défaut de paiement.

Le bras de fer continue entre les démocrates et les républicains. Les deux camps doivent trouver un accord afin de relever le plafond de la dette du pays, faute de quoi les États-Unis pourraient se retrouver en défaut « dès le 1er juin ». Si ce genre de discussion est courant, cette procédure ayant été déclenchée à 78 reprises depuis le début des années 1960, les débats sont bien plus nourris cette année que d’ordinaire.

Les républicains, qui disposent depuis début 2022 d’une légère majorité à la Chambre, refusent d’accorder ce qu’ils estiment être un « chèque en blanc » en faveur de l’administration Biden. Ils veulent au contraire qu’une hausse de ce plafond soit couplée à une coupe drastique des dépenses fédérales. Du côté de la Maison Blanche, Joe Biden, candidat à sa réélection en 2024, a répété à plusieurs reprises que le relèvement du plafond devait être réalisé sans condition. Il estime que la dette est le résultat des politiques menées par le passé par l’ensemble des administrations, issus des deux partis, et que cette procédure est une « obligation constitutionnelle » du Congrès.

Une position réitérée lors d’une conférence de presse, mardi 2 mai, par la voix de sa porte-parole.

« Nous ne négocierons pas à ce sujet. Le plafond de la dette a été relevé trois fois pendant la présidence Trump. Cela ne doit pas être différent cette fois », a déclaré Karine Jean-Pierre.

L’opposition républicaine doit voter ce relèvement du plafond de la dette « sans condition », a-t-elle insisté.

Le président américain a proposé une réunion le 9 mai aux principaux chefs du Congrès, démocrates et républicains. Objectif affiché, éviter que la première puissance mondiale se retrouve dans l’incapacité d’honorer ses échéances, ce qui pourrait arriver à partir du 1er juin. Si Joe Biden se veut inflexible sur la dette, il entend proposer de « lancer une discussion séparée » sur le budget fédéral et sur les « dépenses prioritaires ».

La première économie mondiale n’a jamais fait défaut sur sa dette. Comme la majorité des autres grandes puissances économiques, les États-Unis, à défaut de « rembourser » leur dette publique, ont toujours été en mesure de verser les intérêts, de renouveler les lignes de crédit arrivant à échéance, et de financer leur déficit par l’émission de bons du Trésor. Un défaut de paiement serait du coup un scénario complètement inédit.

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