02/06/2026
ACTUINTERNATIONAL

Algérie–Corée du Sud: Un partenariat stratégique au service de la transformation économique

Vingt ans après l’établissement de leur partenariat stratégique, l’Algérie et la République de Corée affichent leur volonté commune de renforcer une coopération économique orientée vers l’innovation, l’industrialisation et les technologies du futur. À Séoul, lors de la réunion ministérielle du partenariat Afrique-Corée, Ahmed Attaf a mis en avant le rôle moteur de cette relation bilatérale dans la modernisation de l’économie algérienne et dans l’intégration de l’Afrique aux nouvelles dynamiques de croissance mondiale.

Réunie un an après le premier Sommet Afrique-Corée de juin 2024, la rencontre de Séoul a permis d’évaluer les progrès réalisés et d’identifier de nouvelles perspectives de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques. Pour l’Algérie, cette dynamique s’inscrit pleinement dans les objectifs de diversification économique, de modernisation industrielle et d’intégration aux nouvelles chaînes de valeur mondiales.

Dans son intervention, Ahmed Attaf a salué la convergence entre les priorités du partenariat Afrique-Corée et celles de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. « Nous ressentons une grande satisfaction face à l’harmonie qui caractérise ce partenariat », a-t-il déclaré, soulignant que la Corée du Sud accompagne les initiatives africaines dans le respect du principe d’appropriation par les pays du continent.

Le chef de la diplomatie algérienne a particulièrement insisté sur le caractère pragmatique de cette coopération, axée sur des secteurs directement liés au développement économique. Commerce, infrastructures, agriculture, industrie, numérisation, innovation et nouvelles technologies figurent parmi les domaines bénéficiant déjà de programmes concrets. Pour Alger, cette approche opérationnelle constitue un atout majeur dans un contexte où les économies africaines cherchent à accélérer leur transformation productive et à renforcer leur compétitivité.

Ahmed Attaf a plaidé pour une coopération tournée vers les technologies d’avenir. Selon lui, l’enjeu est d’éviter que l’Afrique ne soit marginalisée lors des prochaines grandes mutations économiques mondiales. « Notre ambition est d’intégrer pleinement le continent africain dans les révolutions technologiques en cours », a-t-il affirmé, citant notamment l’intelligence artificielle, la robotique, les nanotechnologies et les énergies renouvelables comme des domaines stratégiques pour la croissance future.

Cette vision trouve un écho particulier dans les relations bilatérales entre Alger et Séoul. Le ministre a rappelé que l’Algérie célèbre cette année le vingtième anniversaire de son partenariat stratégique avec la République de Corée, qualifié de « partenariat unique et distingué ». Une relation qui dépasse aujourd’hui le simple cadre des échanges bilatéraux pour contribuer au développement du continent africain dans son ensemble. Parmi les projets emblématiques figure la création du Centre africain pour les technologies de l’information, de la communication et les technologies avancées.

Pour l’Algérie, cette initiative illustre parfaitement la capacité du partenariat algéro-coréen à générer des retombées qui profitent à l’ensemble de l’Afrique, tout en renforçant le positionnement du pays comme plateforme régionale dans les domaines de l’innovation et du transfert technologique. À travers ce partenariat, l’Algérie entend ainsi tirer parti de l’expérience sud-coréenne en matière d’industrialisation, de transformation numérique et d’innovation technologique.

Dans un contexte marqué par la diversification de l’économie nationale et la montée en puissance des secteurs hors hydrocarbures, la coopération avec Séoul apparaît comme un levier stratégique pour accélérer la modernisation du tissu productif et préparer l’intégration du pays dans les industries du futur.

Les déclarations d’Ahmed Attaf à Séoul confirment ainsi la volonté de l’Algérie de faire de son partenariat avec la Corée du Sud un vecteur de croissance, d’innovation et de développement durable, au bénéfice non seulement des deux pays, mais également de l’ensemble du continent africain.

Par Selma R.

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