Inscriptions universitaires 2026: Place au 100 % numérique et à l’IA pour les nouveaux bacheliers
Pour la quatrième année consécutive, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique poursuit la dématérialisation de l’ensemble des procédures destinées aux nouveaux bacheliers. Pour l’année universitaire 2026-2027, cette transformation s’enrichit de l’intégration de l’intelligence artificielle afin d’accompagner les futurs étudiants dans leur orientation et leurs démarches administratives.
Lors de son intervention sur la « Chaîne I » de la Radio nationale, Abdeldjebbar Daoudi, conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique chargé du numérique et des statistiques, a souligné que « la stratégie du secteur est désormais fondée sur le 100 % numérique ». Selon lui, « le parcours de l’étudiant est totalement dématérialisé, depuis l’inscription initiale jusqu’à l’obtention du diplôme, en passant par les services des œuvres universitaires, notamment l’hébergement et la restauration ». L’une des principales nouveautés réside dans la disparition définitive du guide d’orientation papier, longtemps considéré comme un document de référence pour les nouveaux bacheliers.

Désormais, toutes les informations sont accessibles sur une plateforme numérique interactive permettant de consulter les filières, les conditions d’accès et les moyennes requises de manière simple et actualisée. Dans la même dynamique, le ministère met à la disposition des candidats l’application mobile « Portal Bac », disponible sur Android et iOS. Bilingue, en arabe et en anglais, elle intègre le guide d’orientation et propose un calculateur automatique de la moyenne pondérée. Après la saisie des notes des matières concernées, l’application détermine instantanément la moyenne de candidature, offrant ainsi aux élèves une vision plus précise de leurs possibilités d’orientation.
L’autre innovation majeure de cette campagne est l’introduction de l’intelligence artificielle au service des futurs étudiants. Le ministère a déployé un assistant virtuel qui répond aux interrogations des candidats sur les procédures d’inscription, les filières, les conditions pédagogiques ou encore les prestations sociales. « Cet assistant fonctionne 24 heures sur 24 et comprend aussi bien l’arabe classique que la darja algérienne dans toutes ses variantes régionales », a expliqué Abdeldjebbar Daoudi. Il a précisé que cette technologie constitue « une réalisation 100 % algérienne », développée par les étudiants de troisième année de l’École nationale supérieure d’intelligence artificielle de Sidi Abdallah, illustrant ainsi les compétences nationales dans les technologies de pointe.
Le ministère introduit également plusieurs ajustements destinés à améliorer les conditions d’orientation. La fiche de vœux passe ainsi de dix à douze choix, avec un minimum obligatoire de six spécialités. Parallèlement, de nouvelles formations en double licence font leur apparition afin de préparer les étudiants aux métiers émergents. Ces cursus associent plusieurs disciplines dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, les villes intelligentes, l’agriculture intelligente ou encore l’informatique quantique. L’objectif est de renforcer l’employabilité des diplômés tout en favorisant la création de start-up innovantes.
Les réformes concernent également les filières stratégiques. Sept anciennes annexes universitaires sont promues en facultés de médecine de plein exercice, notamment à Biskra, Djelfa, El Oued et Saïda, où un département de pharmacie ouvre également ses portes. Pour les sciences médicales, la moyenne minimale de candidature est fixée à 16/20, tandis que l’admission définitive dépendra du nombre de places disponibles et de la demande. De leur côté, les Écoles supérieures des enseignants disposent cette année de 35 000 places pédagogiques, contre 32 000 lors de la précédente rentrée. La moyenne minimale d’accès aux ENS du cycle primaire est, quant à elle, abaissée à 11/20 afin d’élargir le vivier des futurs enseignants.
Par Selma R.
