18/05/2026
ACTUFINANCE

Le PLF présenté devant la commission spécialisée de l’APN : 17 636,7 milliards de DA de dépenses budgétaires en 2026

Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a présenté, mardi, devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), le projet de loi de finances (PLF) 2026, qui consacre la poursuite du processus de développement, emprunté par l’Algérie ces dernières années, et la satisfaction des besoins du citoyen et de l’économie nationale.

Lors d’une séance présidée par M. Mohamed Benhachem, président de la commission, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali, M. Bouzred a précisé que le projet de loi prévoit des dépenses budgétaires de l’ordre de 17.636,7 milliards de dinars en 2026 et des recettes estimées à 8009 milliards de dinars. Le taux de croissance de l’économie nationale pour l’année prochaine devrait atteindre 4,1% avant de grimper à 4,4 % en 2027 puis à 4,5% en 2028, selon les prévisions du PLF 2026, qui prend en compte l’évolution de la situation économique nationale et internationale, notamment les résultats attendus des secteurs hors hydrocarbures.

Le projet de loi a été élaboré sur la base d’un prix fiscal de référence du baril de pétrole brut fixé à 60 dollars et d’un prix du marché du baril de pétrole à 70 dollars, selon le ministre qui a souligné que l’économie nationale a poursuivi sa reprise progressive en 2024 et 2025, « enregistrant une diversification radicale, un accroissement de l’investissement et une relance des grands projets, avec une croissance des exportations hors-hydrocarbures et une valorisation de la production nationale ».

L’économie nationale a enregistré au cours des dernières années une cadence de développement supérieure à la moyenne mondiale, a affirmé M. Bouzred, qui a précisé que les prévisions du PLF 2026 font état de taux de croissance de plus de 4 % en Algérie entre 2026 et 2028. Ces résultats s’expliquent par la nouvelle structure de l’économie algérienne ces dernières années et la bonne performance enregistrée, d’autant plus qu’il est prévu que les différents secteurs connaissent une productivité ascendante qui aura un impact positif sur les secteurs de l’industrie, de l’agriculture, des services et du bâtiment, précise M. Bouzred.

35 procédures législatives socioéconomiques

Concernant les indicateurs de clôture de l’exercice 2025, le ministre a indiqué que le déficit budgétaire, prévu initialement aux alentours de 24%, pourrait reculer à environ 10%, l’expliquant essentiellement par la non-consommation des budgets d’investissement lors de la période concernée. Par ailleurs, il a rappelé certaines procédures législatives prévues dans le PLF 2026, visant à poursuivre le processus de développement emprunté ces dernières années notamment en matière de financement de l’économie et de mobilisation des ressources, y compris la mise en place d’un dispositif exceptionnel de régularisation fiscale, se disant optimiste quant au fait que « les opérateurs économiques accorderont de l’importance à cette nouvelle disposition et s’acquitteront ainsi de leur devoir fiscal ».

M. Bouzred a également cité les procédures proposées pour exonérer certains produits des droits et taxes, comme l’importation d’ovins vivants à l’occasion de l’Aïd El-Adha, ainsi qu’un certain nombre de produits de large consommation, dans le but de maintenir la stabilité des prix et d’alléger la pression fiscale.

Par R E.

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