08/06/2026
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Le taux d’avancement du projet a atteint 90 %: La Route transsaharienne, un corridor économique africain


Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a réaffirmé, lundi à Alger, l’engagement de l’Algérie à poursuivre son soutien au projet de la Route transsaharienne et à accélérer sa transformation en un véritable corridor économique continental au service de l’intégration africaine et du développement des échanges commerciaux.

S’exprimant à l’ouverture des travaux de la 77e session du Comité de liaison de la Route transsaharienne (CLRT), accueillie par l’Algérie, le ministre a souligné que cette infrastructure constitue bien plus qu’un simple axe de transport. Elle représente, a-t-il indiqué, un levier stratégique pour renforcer l’interconnexion entre les pays africains, stimuler les investissements et faciliter la circulation des personnes et des marchandises.

M. Djellaoui a rappelé que la Route transsaharienne, longue de près de 10 000 kilomètres, relie l’Algérie, la Tunisie, le Niger, le Nigeria, le Mali et le Tchad. Classé parmi les projets prioritaires du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ce corridor constitue l’un des principaux instruments de l’intégration économique continentale.

Selon le ministre, le taux d’avancement global du projet a atteint aujourd’hui 90 %, traduisant la volonté des États membres d’achever les sections restantes dans les meilleurs délais. Il a précisé que la prochaine étape portera sur le renforcement des mécanismes de gestion, de maintenance et d’exploitation afin de garantir la durabilité et l’efficacité de cette infrastructure stratégique. Le ministre a également insisté sur la nécessité de passer de la phase de réalisation à celle de l’exploitation économique effective de la Route transsaharienne à travers la création de zones logistiques intégrées, le développement des investissements et l’intensification des échanges commerciaux intra-africains, conformément aux objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Dans ce contexte, il a mis en avant les efforts consentis par l’Algérie pour développer un système intégré d’infrastructures de soutien comprenant les réseaux routiers et ferroviaires, les télécommunications, les services logistiques et les infrastructures énergétiques.

M. Djellaoui a notamment souligné l’importance stratégique du projet de ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset, appelé à compléter la Route transsaharienne et à renforcer la connexion entre les ports algériens et les marchés africains.

Ce projet s’inscrit dans la vision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à consolider les liaisons entre le nord et le sud du continent à travers de grands projets structurants.

Il convient, en cette circonstance, de saluer le rôle pionnier de l’Algérie dans l’aboutissement de cette démarche. En effet, dira le ministre, « notre pays s’est engagé dans ce projet continental dès les premières années de son indépendance nationale. Suite au parachèvement de sa construction, nous avons franchi une nouvelle étape d’une importance et d’un impact majeurs : la transformation de cet axe en une autoroute Nord-Sud sur une distance de 848 kilomètres, traversant les wilayas de Blida, Médéa, Djelfa, Laghouat, Ghardaïa et El Meniaa, avec la possibilité de la prolonger à l’avenir pour atteindre la wilaya de Tamanrasset ».

Le ministre a par ailleurs rappelé les efforts de coopération engagés avec plusieurs pays africains, notamment le Tchad et le Niger, afin d’accélérer la réalisation des tronçons restants de la Route transsaharienne et de renforcer les mécanismes d’intégration régionale. Il a également évoqué le projet de route reliant Tindouf à Zouerate, en Mauritanie, considéré comme un axe stratégique complémentaire ouvrant de nouvelles perspectives vers les marchés de l’Afrique de l’Ouest.

Au terme de son intervention, M. Djellaoui a réaffirmé la détermination de l’Algérie à poursuivre son investissement dans les grands projets structurants à dimension africaine et à œuvrer au renforcement de la coopération continentale, estimant que la Route transsaharienne constitue un choix stratégique pour bâtir un espace économique africain fondé sur l’intégration, la connectivité et la prospérité partagée.

Par Z R.

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