Réseaux d’eau, stockage et assainissement: Une enveloppe de 200 milliards de centimes allouée à Alger
La wilaya d’Alger bénéficiera d’une enveloppe de 200 milliards de centimes dans le cadre d’un nouveau programme d’urgence destiné à renforcer les moyens d’intervention et de maintenance du secteur de l’hydraulique. L’objectif affiché est d’améliorer la réactivité des équipes techniques, de réduire les dysfonctionnements et de consolider la continuité du service public de l’eau dans la capitale.

L’annonce a été faite jeudi par le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, lors d’une visite de travail et d’inspection consacrée à plusieurs projets hydrauliques dans la wilaya d’Alger. Cette enveloppe sera principalement consacrée à l’acquisition d’équipements et de moyens d’intervention et de maintenance, ainsi qu’au renforcement des capacités des équipes techniques, afin de permettre une prise en charge plus rapide des pannes et des perturbations.
Cette opération intervient dans un contexte marqué par une mobilisation accrue des ressources hydriques et par la nécessité d’adapter les infrastructures à l’évolution de la demande. Selon les données présentées lors de la visite, la production d’eau dans la wilaya d’Alger atteint 1,1 million de m³ par jour, pour répondre aux besoins de plus de 4,6 millions d’habitants.
Le dessalement constitue désormais la principale source d’approvisionnement de la capitale. Les 10 stations de dessalement existantes assurent ainsi 62 % des ressources mobilisées, avec une capacité globale de 690.000 m³/jour. Les barrages contribuent à hauteur de 21 %, tandis que les eaux souterraines représentent 17 %.
Cette diversification des ressources s’accompagne d’un effort visant à renforcer les capacités de stockage. Celles-ci avoisinent actuellement un million de m³, répartis sur près de 180 réservoirs, alors que le réseau de distribution dépasse 809 km. Le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre le développement des capacités de stockage afin de mieux absorber d’éventuelles perturbations et de sécuriser davantage l’approvisionnement.
Le ministère entend également accélérer la modernisation des réseaux. Le renouvellement des conduites vieillissantes, la réduction des fuites et la lutte contre les branchements anarchiques figurent parmi les priorités. Le ministre a également appelé à développer une « gestion intelligente de l’eau », à travers notamment les compteurs intelligents et les systèmes de télégestion des infrastructures.
La modernisation du système hydraulique d’Alger concerne également l’assainissement. Dans ce domaine, près de 250.000 m³ d’eaux usées sont traités quotidiennement à travers six stations, avec environ un million de m³ d’eaux épurées réutilisées chaque année, notamment pour l’irrigation.
Une nouvelle étape a été franchie avec la mise en service de la station d’épuration des eaux usées de Sidi Bennour, dans la nouvelle ville de Sidi Abdallah. Dotée d’une capacité de traitement de 32.000 m³/jour, soit l’équivalent des besoins de 200.000 habitants, cette infrastructure est destinée à prendre en charge les eaux usées des communes avoisinantes. Pour Lounès Bouzegza, l’enjeu est désormais d’assurer une exploitation « optimale et rationnelle » des stations d’épuration de la capitale, qui produisent près de 600.000 m³ d’eau, afin de valoriser cette ressource notamment pour l’arrosage des espaces verts.
Synthèse Z R.
