27e Salon international de l’artisanat du 3 au 7 décembre 2026: Un rendez-vous tourné vers l’économie et l’international
Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat engage les premières étapes de préparation de la 27e édition du Salon international de l’artisanat, prévue du 3 au 7 décembre 2026 au Palais des expositions des Pins Maritimes, à Alger. Considéré comme l’un des principaux rendez-vous consacrés à la promotion du patrimoine artisanal national, le Salon devra cette année conjuguer valorisation culturelle, accompagnement des artisans, innovation et ouverture sur les marchés internationaux.
La ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Houria Medahi, a présidé, hier, une réunion de coordination consacrée à cet événement, en présence de cadres du secteur ainsi que de représentants des organismes et établissements placés sous sa tutelle. La rencontre a permis d’arrêter les premières orientations et de définir les principaux axes de travail devant conduire à une organisation à la hauteur de la dimension internationale du rendez-vous.

Placée sous l’encadrement de la Chambre de l’artisanat et des métiers de la wilaya d’Alger, cette nouvelle édition devra notamment mettre en évidence la richesse et la diversité des métiers artisanaux algériens. Pour la ministre, le Salon constitue bien davantage qu’un espace d’exposition. Il représente une vitrine du patrimoine culturel, civilisationnel et artistique du pays et un instrument destiné à assurer sa préservation, sa transmission et sa promotion auprès des nouvelles générations.
L’un des principaux axes retenus concerne le renforcement des compétences des artisans. La ministre a insisté sur la nécessité de programmer de nouvelles sessions de formation, notamment dans le domaine du numérique, afin de permettre aux professionnels de mieux valoriser leurs produits et de s’adapter aux nouvelles pratiques commerciales.
Dans cette perspective, le ministère prévoit également la création d’une plateforme numérique dédiée au référencement et à la promotion des produits artisanaux. Une attention particulière devra être accordée aux métiers et savoir-faire menacés de disparition. L’objectif est de constituer progressivement une véritable vitrine numérique de l’artisanat algérien, tout en contribuant à sauvegarder des pratiques traditionnelles parfois fragilisées par le manque de transmission.
La digitalisation est ainsi appelée à devenir un levier supplémentaire de commercialisation. Elle doit permettre aux artisans, y compris ceux installés dans les régions éloignées, d’accéder à une clientèle plus large et de mieux faire connaître leurs créations au-delà des marchés locaux.
Donner une dimension économique au Salon
Par ailleurs, Houria Medahi a insisté sur la nécessité de conférer au Salon une véritable portée économique. Les espaces d’exposition devront être multipliés lors des manifestations organisées par le secteur afin d’offrir davantage de visibilité aux artisans, mais aussi de favoriser la commercialisation et la vente de leurs produits.

Des programmes promotionnels, des rencontres professionnelles et des forums sont ainsi prévus pour présenter le potentiel de l’artisanat algérien et faire connaître les différents mécanismes d’accompagnement et de soutien mis en place par l’État en faveur des artisans et des professionnels du secteur.
L’enjeu est également de transformer les manifestations artisanales en véritables espaces de rencontres entre producteurs, acheteurs, professionnels et partenaires étrangers. Une forte participation internationale est donc recherchée pour consolider le caractère international du Salon et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.
La préparation du Salon prévoit également l’organisation de plusieurs concours destinés à encourager la créativité et l’innovation. Parmi les initiatives annoncées figurent un concours récompensant le meilleur artisan portant une tenue traditionnelle algérienne, ainsi que des compétitions consacrées à la photographie et à la réalisation de contenus vidéo promotionnels dédiés à l’artisanat.
Une place particulière sera également accordée aux start-up, avec un concours destiné à récompenser celle qui réalisera le plus important volume de ventes numériques de produits artisanaux algériens. Cette initiative traduit la volonté d’associer davantage l’artisanat aux nouvelles technologies et au commerce électronique. Enfin, la ministre a donné instruction d’anticiper la préparation des contenus médiatiques et promotionnels afin d’assurer une large visibilité à l’événement.
Par Réda Hadi
