27/08/2026
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Algérie-Belgique: Vers un nouveau souffle à la coopération économique

La coopération économique entre l’Algérie et la Belgique dispose d’un potentiel important et appelle désormais à une nouvelle dynamique, fondée sur l’investissement, le transfert de technologie et le développement du tissu économique local. Dans un entretien accordé à la Télévision nationale, l’ambassadeur de Belgique en Algérie, Jean Jacques QUAIRIAT, a mis en avant les perspectives de renforcement des échanges entre les deux pays, en soulignant l’intérêt croissant des entreprises belges pour le marché algérien et les opportunités offertes par la diversification de l’économie nationale.

Les relations algéro-belges connaissent une nouvelle impulsion, notamment sur le plan économique. L’ambassadeur de Belgique en Algérie a relevé l’existence de relations économiques déjà anciennes entre les deux pays, avec la présence depuis plusieurs décennies d’entreprises belges dans des secteurs tels que la chimie et l’énergie. Selon lui, l’enjeu actuel consiste à « redynamiser » ces relations et à leur donner une nouvelle dimension.  Cette nouvelle approche doit, selon le diplomate, reposer sur une logique de partenariat mutuellement bénéfique, en cohérence avec la politique algérienne visant à diversifier l’économie. Dans cette perspective, la Belgique entend mettre à profit ses capacités technologiques et son expertise dans plusieurs domaines pour accompagner le développement de l’économie nationale.

L’un des axes privilégiés porte sur le rapprochement entre les opérateurs privés des deux pays. L’ambassade de Belgique œuvre ainsi à faciliter les contacts entre les entreprises algériennes et belges, avec plusieurs rendez-vous prévus prochainement, mais aussi à développer les relations entre les organisations patronales et les chambres de commerce des deux pays.

Le diplomate a également annoncé l’ouverture récente en Algérie d’un bureau représentant Flanders Investment & Trade, l’agence commerciale de la région flamande, ainsi que l’agence belge chargée de l’exportation. Cette présence doit permettre de mieux répondre aux demandes des entrepreneurs algériens et belges souhaitant développer des projets d’investissement en Algérie. La coopération ne se limite toutefois pas à la recherche de nouveaux investissements. L’objectif affiché est également de contribuer au développement du savoir-faire local, à travers des partenariats avec les entreprises algériennes et le renforcement des compétences et capacités industrielles nationales.

Des secteurs de coopération nombreux

Le potentiel de coopération est particulièrement large. L’ambassadeur a cité notamment la chimie, l’énergie, l’industrie pharmaceutique, l’agriculture, l’agroalimentaire, les transports et la logistique parmi les secteurs susceptibles de connaître un développement accru des partenariats.

La logistique et les activités portuaires constituent également un domaine d’intérêt. L’expertise belge, notamment à travers les ports d’Anvers-Bruges, pourrait être mobilisée dans le domaine de la gestion portuaire. Dans le secteur aérien, l’arrivée annoncée d’AviaPartner en Algérie constitue un autre exemple de cette coopération économique. La société belge doit apporter son appui aux passagers et aux compagnies aériennes à partir du début de l’année prochaine. L’efficacité énergétique apparaît par ailleurs comme un axe appelé à prendre davantage d’importance. L’ambassadeur cite plusieurs entreprises belges actives dans ce domaine, dont Etex, qui a créé une nouvelle entreprise à Oran, ainsi que d’autres sociétés intervenant dans l’efficience énergétique. Ces investissements doivent également contribuer au développement du tissu économique local.

L’énergie au cœur du partenariat

Le secteur énergétique occupe une place particulière dans les perspectives de coopération. Dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, les sanctions visant la Russie et les tensions sur les marchés énergétiques, l’Algérie a démontré, selon l’ambassadeur, sa capacité à répondre aux besoins des pays européens, notamment l’Italie et l’Espagne, avec une progression récente des flux vers d’autres marchés européens, dont l’Allemagne.

La Belgique pourrait également jouer un rôle dans cette dynamique grâce aux capacités de son infrastructure portuaire, notamment celles du port de Zeebruges, qui dispose de capacités importantes pour accueillir du gaz.  Mais le développement des exportations énergétiques algériennes passe aussi, selon le diplomate, par la capacité du pays à répondre à ses propres besoins en énergie.

Il estime ainsi que l’un des principaux défis consiste à améliorer l’efficacité énergétique et la décarbonation, afin de libérer davantage de capacités pour les exportations.  Sur ce terrain, la Belgique estime disposer de technologies et d’une expertise susceptible d’accompagner l’Algérie, y compris à travers de nouveaux investissements dans le domaine de la décarbonation et de l’utilisation efficiente de l’énergie.  

Synthèse Z R.

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