Saidal s’associe à l’allemand Boehringer Ingelheim: Un traitement innovant bientôt fabriqué en Algérie
Le Groupe industriel Saidal a signé, lundi à Alger, un accord de coopération avec la société allemande Boehringer Ingelheim, pour la fabrication et la production d’un traitement innovant contre la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) en Algérie.

La cérémonie de signature s’est tenue au niveau de l’unité de production du Groupe Saidal à El Harrach, en présence du Ministre de l’Industrie pharmaceutique, Dr. Ouacim Koudri, et de l’Ambassadeur d’Allemagne en Algérie, M. Georg Felsheim. L’accord a été signé par le Professeur Mourad Belkhelfa, Directeur général de Saidal, et M. Derek O’leary, Directeur général de Boehringer Ingelheim pour la région Inde, Moyen-Orient et Afrique, en présence de représentants des deux parties et de plusieurs cadres et responsables.
En effet, cette initiative vise à renforcer la souveraineté sanitaire nationale, à développer l’industrie pharmaceutique locale, et à améliorer l’accès aux traitements avancés pour les patients algériens, en particulier pour les maladies rares et complexes. Il s’agit d’une première nationale dans le domaine de la fabrication de médicaments innovants pour les maladies rares, contribuant à en assurer la disponibilité et l’accès pour les patients.
La production sera réalisée dans les installations de l’unité d’El Harrach, équipées des technologies les plus avancées, avec un transfert de savoir-faire et d’expertise internationale, tout en renforçant les compétences nationales. Cet accord s’inscrit dans une vision stratégique visant à étendre les partenariats futurs dans les domaines de la recherche et du développement, ainsi que dans la production de médicaments innovants à forte valeur thérapeutique.
Pour le management de Saidal, cette signature valide les choix technologiques du groupe. Le Pr Mourad Belkhelfa a souligné que cet accord s’inscrit en droite ligne avec l’ambition de l’entreprise publique de « soutenir la localisation de la fabrication et de la production de médicaments innovants, et de renforcer les capacités nationales […] contribuant ainsi à la réalisation de la sécurité sanitaire ».
Réduction des importations et transfert de savoir-faire
Ce partenariat public-privé international s’intègre rigoureusement dans la stratégie industrielle tracée par les plus hautes autorités de l’État algérien. L’objectif principal est double : réduire la dépendance du pays vis-à-vis des marchés extérieurs pour les thérapies de spécialité et opérer un saut qualitatif grâce au transfert de compétences.
De son côté, M. Derek O’Leary a réaffirmé la volonté de la firme allemande, installée en Algérie depuis 2012, d’accompagner durablement le pays dans cette transition. « Cet accord reflète notre engagement continu à soutenir la localisation des industries pharmaceutiques et biologiques en Algérie, et à accompagner ses efforts dans le développement d’une industrie pharmaceutique basée sur l’innovation», a-t-il souligné.
Loin d’être un projet isolé, cette collaboration entre le premier groupe pharmaceutique public algérien et Boehringer Ingelheim (fondé en 1885) pose les fondations d’un écosystème à forte valeur ajoutée. Les deux parties ont clairement affiché leur intention d’étendre à l’avenir ce partenariat vers les segments de la Recherche et Développement (R&D).
En s’appuyant sur ses 3 550 salariés et ses structures de pointe, notamment son Centre de Recherche et son tout nouveau Centre de Bioéquivalence, Saidal confirme sa mutation profonde. Le groupe ne se contente plus de produire des médicaments génériques de masse, il se positionne désormais comme le pivot de la souveraineté thérapeutique et de l’intégration des biotechnologies en Algérie.
Par Zahir R.
