21/02/2024
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Transferts sociaux directs: 2 895 milliards de DA dégagés pour 2024

Le gouvernement va augmenter son budget alloué aux transferts sociaux directs pour l’exercice de 2024, et ce, dans le but de préserver et de consolider davantage le pouvoir d’achat des ménages. Selon les chiffres présentés samedi soir par le Premier ministre Aimene Benabderrahmane, les transferts sociaux directs connaîtra une hausse sensible de 180 milliards de DA par rapport à 2023. Ils passeront de 2714 milliards de DA en 2023 à 2 895 milliards. Soit 19,18% du budget de l’Etat, indique-t-il.

Ceci conforme l’orientation du gouvernement pour la préservation du pouvoir d’achat, en maintiendra la subvention des produits de large consommation et les légumes secs.  Dans le détail, 502 milliards de DA seront consacrés pour la subvention des produits alimentaires (lait, sucre, semoule, huile et légumes secs), 163 milliards pour le raccordement des foyers au réseau d’électricité et 313 milliards pour le logement.

S’agissant de l’approvisionnement du marché, le Premier ministre a rassuré les représentants du peuple que les perturbations qu’a connu le marché des produits alimentaires de large consommation seront éliminées avant la fin 2023. Il a relevé la prise de toutes mesures visant à juguler l’inflation importée et lutter contre la hausse des prix qu’il a qualifiée de «conjoncturelle».

Pour illustrer ses propos, le chef de l’Exécutif a souligné que des mesures ont été prises sur le terrain dans le but de maitriser le réseau de distribution des produits de large consommation qui comprend douze (12) produits alimentaires de base, affirmant que «les perturbations d’approvisionnement du marché seront éliminées avant le 31 décembre».

Ajoutant à cela, il a annoncé le parachèvement d’un projet de décret exécutif définissant les marges bénéficiaires maximales des légumineuses, du riz et des autres produits alimentaires de large consommation. L’objectif de ce texte étant de mettre en place les mécanismes juridiques à mêmes de protéger le consommateur, dira-t-il, et de moraliser les pratiques commerciales en vue de maintenir l’approvisionnement régulier du marché.

Il a évoqué, également, les mesures prises pour lutter contre l’inflation importée, qui est, selon lui, l’une des principales raisons de l’inflation en Algérie. A ce propos, le Premier ministre a indiqué que la Banque d’Algérie a pris une série de mesures, dont le taux de change nominal. Selon lui, « le taux de change réel nominal augmenté de 8,1% sur une base annuelle en juillet 2023, a contribué à la réduction de l’inflation importée ».

M. Benabderrahmane a précisé que cette hausse de la valeur du dinar a été réalisée à la faveur de la bonne performance des principaux indicateurs économiques en Algérie notamment le solde positif continuel de la balance des paiements.

En ce qui concerne les mesures de régulation et d’assainissement des importations, M. Benabderrahmane a expliqué que le nombre d’intervenants dans l’importation de marchandises destinées à la vente au détail avait diminué pour atteindre 14.858 intervenants, alors qu’il était supérieur à 43.000 avant 2022, « sans toucher aux besoins du marché national et aux consommateurs ».

M. Benabderrahmane a donné pour preuve de « la non-limitation des importations », les statistiques du commerce extérieur pour les huit premiers mois de cette année qui indiquent une augmentation de la valeur totale des importations de 10,38 %, tandis que les importations d’intrants destinés aux secteurs d’activité tels que les équipements agricoles (+29,77%) et industriels (+37,3%) ont enregistré des augmentations significatives, en sus des produits de consommation non alimentaires (+24,85%).

Par ailleurs,  le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane a affirmé que l’Algérie avait réalisé des «acquis importants» dans un contexte économique mondial marqué par la récession, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts pour réaliser les objectifs de développement durable.

Il a indiqué que «les acquis importants réalisés au cours de l’année (septembre 2022/septembre 2023) ont été concrétisés grâce aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en dépit du contexte économique mondial marqué par la récession et un contexte géostratégique instable».

Le Premier ministre a souligné, dans ce sens, que l’Algérie «a su gérer ses affaires politiques, économiques et financières, et elle continue de réaliser cette relance et de diversifier ses sources économiques à travers la relance de l’investissement selon de nouvelles bases fondées sur la transparence et la rationalisation des dépenses publiques».

Enfin, Benabderrahmane a mis l’accent sur l’importance de «la persévérance en redoublant d’efforts pour réaliser les objectifs de développement, et ce, dans le cadre de la concrétisation du programme du président de la République pour une Algérie nouvelle qui a sa place au rang des pays avancés».

Par Sirine R.

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