23/06/2026
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Hydrocarbures, transition énergétique et dessalement: L’Algérie expose sa feuille de route au FMI

Dans le cadre des consultations annuelles prévues par l’article IV des statuts du Fonds monétaire international, le ministre d’État, ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a présenté à une délégation du FMI les grandes orientations de la stratégie énergétique nationale. Une rencontre qui a mis en lumière les réformes engagées pour renforcer l’attractivité du secteur des hydrocarbures, accélérer la transition énergétique et soutenir la croissance économique du pays.

Le secteur énergétique demeure plus que jamais au cœur de la stratégie de développement économique de l’Algérie. C’est le message qu’a tenu à transmettre le ministre d’État, ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, lors de l’audience accordée mardi à une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par le chef de mission du Fonds en Algérie, Charalambos Tsangarides.

Au cours de cette réunion, Mohamed Arkab a présenté un état des lieux détaillé de l’industrie des hydrocarbures, pilier fondamental de l’économie nationale. Il a notamment mis en avant les efforts déployés pour relancer l’exploration et la production d’hydrocarbures, renforcer les capacités de raffinage et de transformation, et développer des activités à plus forte valeur ajoutée.

L’objectif affiché est double : répondre à la croissance de la demande énergétique nationale tout en consolidant la position de l’Algérie comme fournisseur fiable de gaz et de pétrole sur les marchés internationaux. Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et les mutations du marché énergétique, cette ambition revêt une importance stratégique particulière.

Le ministre a également insisté sur les réformes réglementaires et institutionnelles engagées ces dernières années pour améliorer l’attractivité du secteur. Ces mesures visent à encourager l’arrivée de nouveaux investisseurs et à favoriser le développement de partenariats avec les grandes compagnies énergétiques internationales.

À ce titre, l’appel d’offres international « Algeria Bid Round 2026 » a été présenté comme une étape majeure de cette dynamique. Cette opération doit permettre de valoriser davantage le domaine minier national, d’attirer des capitaux étrangers et de faciliter le transfert de technologies modernes vers l’industrie énergétique algérienne.

Les investissements portés par Sonatrach, en partenariat avec des groupes internationaux, occupent également une place centrale dans cette stratégie. Les autorités misent sur ces projets pour accroître les capacités de production et soutenir la croissance économique à moyen et long terme.

La rencontre a permis également de mettre en lumière les efforts entrepris par l’Algérie pour inscrire son industrie énergétique dans une trajectoire plus durable. Mohamed Arkab a détaillé les programmes de réduction des émissions de méthane, de limitation du torchage du gaz et de développement des technologies de captage, de stockage et d’utilisation du carbone. Le développement de l’hydrogène bas carbone et l’intégration croissante des énergies renouvelables dans les activités pétrolières et gazières figurent également parmi les axes prioritaires. Ces projets traduisent la volonté des pouvoirs publics d’anticiper les transformations profondes du secteur énergétique mondial et de préparer l’après-hydrocarbures.

Parmi les dossiers présentés à la délégation du FMI figure également le vaste programme national de dessalement de l’eau de mer. Considéré comme l’un des projets structurants du pays, ce programme vise à sécuriser durablement l’approvisionnement en eau potable des populations et à répondre aux besoins croissants des secteurs agricole, industriel et touristique. L’extension des capacités de dessalement constitue aujourd’hui un enjeu économique majeur. Elle doit permettre de réduire la vulnérabilité du pays face aux épisodes de sécheresse récurrents et de soutenir le développement de nouvelles activités productives.

Le chef de mission du FMI a salué, de son côté, les efforts entrepris par l’Algérie pour moderniser son secteur énergétique et améliorer son attractivité auprès des investisseurs. Il a particulièrement souligné l’importance des projets conciliant croissance économique et impératifs environnementaux. Cette reconnaissance intervient à un moment où l’Algérie cherche à diversifier ses sources de croissance tout en valorisant ses ressources naturelles.

Par Réda Hadi

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