La production algérienne de gaz retrouve son élan
Après plusieurs mois marqués par des fluctuations, l’industrie gazière algérienne affiche des signes encourageants. La production nationale de gaz naturel a atteint 8,447 milliards de mètres cubes en avril 2026, contre 7,885 milliards de mètres cubes à la même période de l’année précédente. Cette hausse de 7,1 %, équivalant à plus de 560 millions de mètres cubes supplémentaires, confirme la capacité du secteur à maintenir sa dynamique dans un contexte énergétique international encore incertain.
Cette progression intervient alors que l’Algérie poursuit ses efforts pour accroître ses capacités de production et consolider sa place parmi les principaux fournisseurs de gaz du bassin méditerranéen et du marché européen, a indiqué la plateforme spécialisée « Attaqa.net ». Le pays mise notamment sur le développement de nouveaux gisements et sur l’intensification des activités d’exploration afin de soutenir durablement la croissance du secteur. Si la production d’avril demeure inférieure au niveau enregistré en mars dernier, qui avait atteint 9,669 milliards de mètres cubes, le bilan des quatre premiers mois de l’année reste largement positif. Entre janvier et avril 2026, la production cumulée s’est établie à 37,499 milliards de mètres cubes, contre 35,747 milliards de mètres cubes durant la même période de 2025, soit une progression de 5 %. Cette évolution traduit une tendance globalement favorable malgré les variations mensuelles observées depuis le début de l’année.
Parallèlement, la demande intérieure continue d’augmenter. La consommation nationale de gaz a atteint 4,242 milliards de mètres cubes en avril, en hausse de 11,2 % par rapport aux 3,816 milliards de mètres cubes enregistrés un an plus tôt. Cette croissance est principalement portée par le secteur de la production d’électricité, qui a consommé à lui seul 1,68 milliard de mètres cubes durant le mois, contre 1,61 milliard à la même période de 2025. Le gaz naturel demeure ainsi la principale source d’alimentation du système électrique national, représentant près de 99 % du mix de production.
Sur le plan commercial, les exportations algériennes de gaz ont également progressé. Les ventes totales, incluant le gaz acheminé par gazoducs et le gaz naturel liquéfié (GNL), ont atteint 3,937 milliards de mètres cubes en avril 2026, contre 3,8 milliards de mètres cubes un an auparavant, soit une hausse de 3,6 %. Les exportations par gazoducs ont constitué l’essentiel de ces volumes avec 3,074 milliards de mètres cubes, en progression par rapport aux 2,779 milliards enregistrés en avril 2025. Malgré le recul des exportations de GNL, passées de 1,02 milliard à 864 millions de mètres cubes sur un an, les perspectives demeurent favorables. Les dernières statistiques font état d’exportations de 1,03 million de tonnes en mai 2026, soit l’équivalent de 1,4 milliard de mètres cubes, leur niveau le plus élevé depuis sept mois.
Dans ce contexte, l’Algérie poursuit sa stratégie de valorisation de ses ressources en hydrocarbures. Le pays attend notamment les résultats de la deuxième phase de son programme d’attribution de périmètres d’exploration couvrant sept zones potentielles pour le pétrole et le gaz. Cette initiative fait suite à l’attribution, l’an dernier, de cinq blocs à des compagnies internationales dans le cadre du premier appel d’offres organisé depuis 2014. Les ressources ciblées sont estimées à près de 700 milliards de mètres cubes de gaz naturel et 560 millions de barils de pétrole, un potentiel susceptible de renforcer davantage la position du pays sur les marchés énergétiques internationaux.
Par S. R.
