Production pétrolière algérienne: 6 000 barils/jour supplémentaires en juillet
L’Algérie poursuivra, en juillet prochain, l’ajustement progressif de sa production pétrolière dans le cadre des décisions adoptées par l’alliance OPEP+. Selon le tableau publié à l’issue de la réunion, le pays bénéficiera d’un relèvement de son quota de 6 000 barils par jour. Sa production de référence atteindra ainsi 995 000 barils quotidiens en juillet, contre 989 000 barils auparavant.

Réunis par visioconférence ce dimanche, les sept pays engagés dans les réductions volontaires additionnelles de production, à savoir l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman, ont décidé d’augmenter collectivement leur production de 188 000 barils par jour à compter du mois de juillet. Cette décision s’inscrit dans le cadre du plan progressif de réintroduction sur le marché des volumes retirés volontairement depuis mai 2023.
À cette période, huit pays de l’OPEP+ avaient convenu de réduire leur production de 1,65 million de barils par jour afin de soutenir les cours du brut et de préserver l’équilibre du marché mondial. Depuis, le processus de levée graduelle de ces restrictions a connu plusieurs ajustements en fonction de l’évolution de la demande et de la conjoncture économique internationale. La hausse décidée pour juillet est identique à celle appliquée en juin, soit 188 000 barils par jour.
Elle demeure toutefois inférieure aux augmentations de 206 000 barils enregistrées en avril et en mai. Cette diminution s’explique par le retrait officiel des Émirats arabes unis du groupe des pays participant à ces ajustements volontaires depuis le 1er mai 2026.
Si cette augmentation traduit la volonté de l’alliance de poursuivre son retour progressif vers des niveaux de production plus élevés, son impact immédiat sur les marchés devrait rester limité. Les observateurs soulignent que les perturbations persistantes dans la région du Golfe continuent de peser sur les flux énergétiques mondiaux. Les tensions géopolitiques liées au conflit impliquant l’Iran et leurs répercussions sur la circulation maritime dans le détroit d’Hormuz réduisent fortement la capacité des producteurs de la région à acheminer des volumes supplémentaires vers les marchés internationaux.
Dans ce contexte, la décision de l’OPEP+ apparaît davantage comme un signal de confiance adressé aux marchés qu’une augmentation effective de l’offre disponible à court terme. Elle témoigne surtout de la capacité technique des pays producteurs à remettre rapidement sur le marché des volumes additionnels dès que les conditions géopolitiques et logistiques le permettront.
Dans leur communiqué, les sept pays ont réaffirmé leur attachement à la stabilité du marché pétrolier mondial. Ils ont souligné que le rythme de réintroduction des volumes précédemment retirés restera étroitement lié à l’évolution des fondamentaux du marché, notamment la croissance de la demande mondiale, le niveau des stocks commerciaux et les perspectives économiques internationales. Les participants ont également insisté sur la nécessité de conserver une flexibilité totale afin d’adapter leur stratégie aux évolutions de la conjoncture. Ils se sont ainsi réservé la possibilité d’accélérer, de suspendre ou même d’inverser le processus actuel si les conditions du marché l’exigent.
Cette prudence s’appuie sur l’expérience récente de l’alliance. Entre avril et septembre 2025, les pays concernés étaient parvenus à réintroduire en seulement six mois une réduction volontaire de 2,2 millions de barils par jour décidée fin 2023, alors que le calendrier initial prévoyait une période de dix-huit mois.
Synthèse S. R.
