Renouvellement du parc de transport collectif: Le CPA et la BADR proposent des financements jusqu’à 90 %
Les deux banques publiques mettent en place des formules destinées aux transporteurs privés pour accélérer le renouvèlement des bus âgés de plus de 25 ans. Les dispositifs prévoient notamment un financement pouvant couvrir jusqu’à 90 % du prix d’acquisition, une durée de remboursement de dix ans et un différé de six mois.
Le renouvellement du parc national de transport collectif de voyageurs commence à mobiliser davantage les instruments de financement bancaire. Le Crédit populaire d’Algérie (CPA) et la Banque de l’Agriculture et du Développement rural (BADR) ont annoncé de nouvelles formules destinées aux transporteurs privés souhaitant acquérir de nouveaux bus en remplacement des véhicules anciens. Ces offres s’inscrivent dans le cadre du dispositif mis en place par les pouvoirs publics pour accompagner le retrait progressif des bus âgés de plus de 25 ans et moderniser les moyens de transport collectif. L’objectif est à la fois de renouveler un parc vieillissant et d’améliorer la qualité et les conditions du service public de transport de voyageurs.
Le CPA a ainsi annoncé la mise en place d’une formule de financement destinée aux professionnels du secteur. L’offre s’adresse aussi bien aux personnes physiques qu’aux personnes morales exerçant légalement une activité de transport collectif de voyageurs. Elle permet de financer l’acquisition de nouveaux véhicules auprès de fournisseurs agréés.
Selon les modalités annoncées par la banque, le financement peut atteindre 90 % du prix d’acquisition toutes taxes comprises, le bénéficiaire devant assurer un apport personnel minimum de 10 %. La durée de remboursement peut aller jusqu’à 10 ans, avec un différé de remboursement de six mois. Le taux d’intérêt annoncé par le CPA est fixé à 5,5 % hors taxes.
De son côté, la BADR a annoncé le lancement d’un produit financier spécifiquement destiné aux transporteurs pour accompagner le renouvellement du parc de transport public de voyageurs. La banque propose, elle aussi, une prise en charge pouvant atteindre 90 % du coût d’acquisition du bus TTC, avec une contribution personnelle du bénéficiaire fixée à 10 % du prix d’acquisition. Le dispositif intervient parallèlement à une subvention de l’État de 20 %, selon les éléments communiqués par la banque. La BADR se distingue également par la possibilité d’accéder à ce financement selon deux modes : le financement bancaire classique ou la finance islamique, à travers la formule de la Mourabaha.
La durée de remboursement est fixée à 10 ans, avec un délai de grâce de six mois, des conditions destinées à faciliter l’accès des transporteurs à l’investissement dans de nouveaux moyens de transport.
À travers ces deux dispositifs, le secteur bancaire public se positionne donc comme un levier d’accompagnement de la modernisation du transport collectif. Le financement à long terme, combiné au différé de remboursement, vise à faciliter la réalisation des investissements nécessaires au renouvellement du parc.
Pour les professionnels, la possibilité de financer jusqu’à 90 % du coût d’acquisition constitue un élément important dans la décision d’investir, en limitant le niveau de fonds propres à mobiliser au départ.
Synthèse R E.
