06/07/2026
INTERNATIONAL

FAO: Les prix alimentaires mondiaux restent globalement stables en mai

L’indice FAO des prix des produits alimentaires est resté pratiquement stable en mai 2026, s’établissant à 130,8 points, en léger recul de 0,2 % par rapport à avril et de 2,9 % sur un an. Cette stabilité résulte principalement de la baisse des prix des huiles végétales, qui a compensé la hausse des cours des céréales et du sucre.

Les prix mondiaux des céréales ont progressé de 2,6 % sur un mois et de près de 5 % sur un an. Cette hausse est attribuée à l’augmentation des coûts de l’énergie et des engrais, aux conditions météorologiques défavorables dans plusieurs grands pays producteurs et à une demande soutenue. Les cours du blé ont augmenté de 3,4 % en raison des perspectives de récoltes plus faibles chez les principaux exportateurs, tandis que les prix du maïs (+1,9 %) et du riz (+2,7 %) ont également été tirés par une forte demande et des inquiétudes liées à l’offre.

À l’inverse, l’indice des huiles végétales a reculé de 4,6 %, enregistrant sa première baisse de l’année. Ce repli est principalement lié à la diminution des prix de l’huile de palme, dans un contexte d’affaiblissement de la demande mondiale et d’incertitudes sur les marchés pétroliers.

Les prix de la viande sont restés globalement stables (+0,1 %), avec une hausse des cours de la viande bovine, soutenue par la demande de la Chine et des États-Unis, tandis que les prix de la viande porcine ont diminué. Les produits laitiers ont enregistré une légère baisse de 0,5 %, essentiellement sous l’effet du recul des prix du beurre.

En revanche, les prix du sucre ont fortement progressé (+7,5 %), sous l’effet des perspectives d’une moindre production au Brésil, où une part plus importante de la canne à sucre devrait être destinée à la fabrication d’éthanol, ainsi que des craintes liées aux effets du phénomène El Niño sur les récoltes en Inde et en Thaïlande.

La FAO souligne que, malgré la résilience des marchés alimentaires mondiaux, les risques climatiques, la hausse des coûts des intrants, les tensions sur les marchés de l’énergie et les incertitudes pesant sur les principales routes commerciales, notamment le détroit d’Ormuz, continuent de menacer la stabilité des prix alimentaires.

Par ailleurs, les perspectives céréalières pour la campagne 2026-2027 sont orientées à la baisse. La production mondiale devrait reculer de 2 % pour atteindre 2,982 milliards de tonnes, principalement en raison d’une diminution attendue des récoltes de blé, après un niveau record de 3,043 milliards de tonnes enregistré en 2025-2026. L’utilisation mondiale de céréales devrait progresser de 0,6 %, tandis que les stocks mondiaux devraient légèrement diminuer de 0,3 %. Les échanges internationaux de céréales devraient également reculer de 0,3 %, à 507,2 millions de tonnes, la baisse du commerce du blé et de l’orge devant l’emporter sur la progression des échanges de maïs et de riz.

Synthèse R E.

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