28/05/2024
AFRIQUE

L’Afrique devrait consacrer environ 74 milliards $ aux dépenses liées au service de la dette

Les pays africains devraient effectuer des paiements d’un montant total d’environ 74 milliards de dollars en 2024 au titre du service de la dette contre 17 milliards de dollars en 2010, selon un rapport publié ce vendredi 16 février 2024 par la Banque africaine de développement (BAD).

Intitulé « Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique – Janvier 2024 », le rapport précise que 40 milliards de dollars, soit 54 % du service total de la dette, sont dus à des créanciers privés.

Les pays du continent avaient bénéficié, au cours des deux dernières décennies, d’une augmentation des volumes de financement de la part d’investisseurs privés à la recherche de rendements élevés. Entre 2000 et 2021, 23 pays africains ont émis plus de 125 eurobonds d’une valeur de plus de 1510 milliards de dollars.

Dans ce contexte, les risques de refinancement pourraient encore augmenter, en particulier pour les pays faisant face à d’importants remboursements cette année, notamment l’Angola (6,4 milliards de dollars), le Kenya (5 milliards de dollars), la Côte d’Ivoire (2,6 milliards de dollars) et le Nigeria (2,5 milliards de dollars).

En 2025, les créanciers privés représenteront encore plus de 50 % du total des paiements du service de la dette arrivant à échéance. La part dominante des créanciers privés dans le service de la dette à venir implique que les mécanismes de restructuration de la dette au titre du Cadre commun de traitement de la dette du G20 devraient s’efforcer d’intégrer les créanciers privés. Jusqu’à présent, seul le Tchad est parvenu à un accord avec ses principaux créanciers, y compris les plus grands créanciers privés tels que le géant des matières premières, Glencore.

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