Élections législatives du 2 juillet: Toutes les dispositions ont été prises
Toutes les dispositions ont été prises pour la réussite de l’opération électorale pour les législatives du 2 juillet, tant bien au niveau national qu’à l’étranger, a indiqué mercredi le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane. »Toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin d’assurer le bon déroulement du scrutin pour les élections législatives le 2 juillet car nous voulons que ce vote soit un moment de fête, de convivialité et de respect entre tous les intervenants dans le processus électoral », a indiqué M. Khelfane, qui s’exprimait sur les ondes de la Chaine 3 de la Radio nationale.
Il a ainsi assuré que des « moyens humains et matériels importants ont mobilisés pour ce rendez-vous, mettant en avant « les efforts les déployés par les institutions concernées, notamment les ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Justice, de la Communication, de la Santé ainsi que les différents corps de sécurité, qui travaillent en coordination permanente avec l’ANIE ».
S’agissant du déroulement du scrutin, il a fait savoir que « des prolongations d’horaires pourraient être décidées le jour du vote, jusqu’à 20 heures si les circonstances l’exigent, afin de permettre aux électeurs encore présents dans les centres de vote d’accomplir leur devoir électoral ». Concernant le corps électoral en Algérie, il a relevé que plus de 7 millions d’électeurs ont entre 25 et 40 ans, alors que plus de 2000 femmes sont candidates », ce qui traduit, a-t-il ajouté, « un rajeunissement de la classe politique à travers la présence de jeunes candidats à la députation.
Abordant le vote de la communauté nationale à l’étranger qui a débuté samedi dernier, il a assuré que « l’opération se déroule dans 129 centres de vote au niveau de 122 représentations diplomatiques et consulaires, regroupant 433 bureaux de vote à travers le monde, encadrés par plus de 3 000 agents », soulignant que « les premiers jours de vote se sont déroulés dans des conditions normales, malgré les fortes chaleurs enregistrées dans certains pays d’Europe ». Rappelant que le corps électoral de la diaspora compte 854.285 électeurs répartis sur 8 circonscriptions couvrant l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient, il a précisé que la nouveauté introduite de ces législatives réside dans l’augmentation du nombre de sièges réservés aux Algériens de l’étranger qui passe de 8 à 12.
S’agissant du vote des bureaux itinérants, destiné aux populations nomades des wilayas du Grand Sud, M. Khelfane a indiqué que « 134 bureaux ont été répartis sur les 15 wilayas concernées, lesquelles totalisent près de 31.000 électeurs ». « Ce n’est plus le citoyen qui se déplace vers l’urne, mais l’urne qui va à sa rencontre afin de rapprocher le vote du citoyen. Nous allons encore plus loin en rejoignant directement nos concitoyens nomades », a-t-il indiqué, faisant observer que « ces bureaux itinérants enregistrent généralement les taux de participation les plus élevés, parfois proches de 100 % ».
Interrogé sur le bilan de la campagne électorale, il a exprimé sa « satisfaction » quant au « climat serein et respectueux l’ayant caractérisée », assurant que « l’ANIE veille au respect des dispositions de la Constitution et de la Loi électorale, notamment l’interdiction de tout discours de la haine, de discrimination ou portant atteinte aux constantes nationales ».
Il a toutefois relevé que « des mises en demeure et saisines de la justice ont été engagées dans des cas limités de dépassement », précisant qu' »une commission réunissant des magistrats, des juristes, des enseignants universitaires, des spécialistes en informatique et des journalistes relevant de l’ANIE était chargée du suivi permanent des contenus diffusés ».
Commentant l’aspect lié au financement de la campagne, M. Khelfane a rappelé que « la lutte contre la corruption et l’argent sale est une priorité inscrite dans la Constitution e t dans la loi électorale », affirmant qu' »il est hors de question que l’argent sale investisse le champ politique ou influence la volonté des électeurs ». A ce propos, il a souligné que les partis politiques et les listes indépendantes « sont tenus de présenter les justificatifs de leurs dépenses, la traçabilité étant un élément fondamental », assurant que « la commission chargée du contrôle des dépenses électorales poursuivra son travail pendant plusieurs mois après la proclamation définitive des résultats ».
APS
